La vie, la mort. Blog

Hier soir, j’étais dans mon cercle de femmes (prochain article dans la rubrique coaching…) et les conversations se sont orientées vers la mort. De quelles manières on l’acceptait, comment on l’accueillait. Bien installée, ma tête explosait. Moi, la mort je la détestais. J’en avais la trouille. Une peur viscérale. Je refusais d’en parler.

Et puis je suis rentrée me coucher. Et là, une pensée m’a sauté au visage. En réalité, si je la haissais autant, c’était parce que moi, je la connaissais vraiment. Certaines l’avaient cotoyée ou frôlée. Moi, elle vivait accrochée à mes basques depuis ma plus tendre enfance. Elle était devenue ma plus ancienne amie. Une connaissance qui s’incruste à diner sans qu’on l’invite. Une mal-polie qui prend ses quartiers d’été et qui ne part plus. 
La mort, elle est arrivée quand j’avais huit ans. Peut-être qu’avant cette année-là, elle avait pu passer à côté de moi mais je ne l’avais pas calculée. Je crois même que je ne savais pas ce que cela signifiait. Et puis un mois d’avril, il devait faire froid, le printemps arrivait et ma mère est partie. La mort l’a remplacée. Autant vous dire qu’elle n’avait pas l’aspect doux et maternel d’une maman. Pas de goûter dans le sac ni de câlin le matin au réveil. Elle était plutôt du genre vilaine marâtre. Bile dans la bouche, mots méchants et gestes brusques.

Elle a pris toute la place et sa place est devenue si importante dans ma vie qu’elle a pris la première place de tout. J’étais jeune, très jeune, un presque bébé et j’avais déjà intégré un concept de grand : l’impermanence de la vie. Tout est fragile, rien n’est définitif. Les humains ne sont que de passage, personne ne reste là toujours.


Je n’ai pas aimé cette idée. Vraiment pas. Alors oui, maintenant je suis adulte et je déteste autant cette salle fille. Savoir que tout s’arrête est une chose. L’avoir vécu au plus profond de sa chair en est une autre. La connaissance, la philosophie, les sciences et les religions ne m’ont pas aidée. Je déteste l’idée de ne plus avoir le temps de vivre ce que j’ai envie de vivre.
Hier soir, j’ai écouté les mots. Chacune des femmes présentes avait sa vision de la vie et de la mort. Ok, la mort fait partie de la vie, si nous étions éternels, la Terre serait surpeuplée…La gamine avait compris tous les concepts. L’adulte en comprenait les raisons et acquiesçait. J’avais la voix de la petite fille qui tapait dans mes oreilles. Toutes les deux, on pouvait pas la voir en peinture parce que le tableau qu’elle nous avait forcée à regarder était empli de tristesse et de douleurs.

Fin

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« Quand on veut, on peut ». Sens de l’effort, coup de gueule. Blog

Je n’avais aucune intention de transformer cette rubrique en coup de gueule mais force est de constater que les actualités et la société m’y obligent parfois…
Vous me direz, je pourrais garder pour moi mes révoltes et petits combats mais j’ai l’esprit du partage :). Alors encore une fois, si vous cherchez des infos objectives, passez votre chemin..içi je dis ce que je pense et cela n’engage que moi.

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’une émission de télévision. J’ai réfléchi avant d’écrire cet article car je ne voudrais pas favoriser la propagation et ainsi en faire la publicité malgré moi. Mais mon agacement est trop fort, vous allez le constater…

« Quand on veut, on peut », on nous la ressort très souvent cette phrase comme « Traversez la route pour trouver du travail ». C’est du même acabit et si vous saviez comme cela m’énerve mais je comprends. Il est vrai que certains demandeurs d’emploi trainent la patte, d’autres mériteraient des coups de pied au derrière. Récemment, on m’a relaté les propos d’une conseillère en out-placement qui poussait une personne licenciée à vite reprendre une activité et ainsi perdre une prime de 15 000 euros (il fallait seulement attendre 3 semaines…ça fait cher payé la précipitation vers l’emploi de l’autre côté de la rue …). On a donc aussi parfois des très mauvais conseillers…
« Quand on veut, on peut », moi, même si je le veux, je ne peux pas être demain pilote d’avion, je ne peux pas après-demain réussir tous mes gâteaux…Ce n’est pas impossible pour la vie mais dans les délais mentionnés, ça risque d’être très compliqué !
Alors lorsqu’une émission de téléréalité s’impose comme éducateur et orienteur, je tousse. Lorsque un ancien militaire (que je respecte) va redresser ces jeunes qui ne font plus rien, ça me renvoie à mes onze dernières années professionnelles…Pourquoi pas ! Je sais que le sens de l’effort, l’engagement, la force du collectif, le dépassement de soi sont des outils, des leviers permettant à certains de se reprendre en main. Mais croyez-moi ces moyens doivent baigner dans la bienveillance, le respect et la volonté d’amener à l’autonomie. Ces moyens ne doivent pas être accompagnés de vexations, de punitions inutiles. Lorsque vous criez sur les gens, vous les humiliez et vous n’obtenez que de l’obéissance…

M6 a donc décidé de faire « obéir » les fainéants, ceux qui déçoivent leurs parents et glandent toute la journée. On est tout à fait dans les pensées réactionnaires du service militaire…On y ajoute une professionnelle de l’orientation (j’ai failli m’étouffer en l’écoutant…). J’imagine qu’on a coupé la moitié de ses propos pour ne garder que les moments forts pour la télé…Je le souhaite vraiment.

Mais voyez-vous ce qui me gêne terriblement, ce qui me révulse, me donne des boutons c’est encore autre chose…Le principe de cette émission est binaire : tu vas jusqu’au bout des privations et humiliations et tu obtiendras une formation.
Je n’avais pas compris que l’accès à la deuxième chance, à la formation, à l’emploi devaient passer par un parcours du combattant (un vrai !).
A présent les demandeurs d’emploi devront aller suivre des stages de survie et de commando pour pouvoir bénéficier de leurs indemnités, de leurs droits…J’avais pensé après mes plus de vingts d’expériences dans l’insertion que tous les jeunes aussi paumés soient-ils, avaient accès à la formation…Cela ne se « mérite » pas, c’est un droit avec bien entendu des obligations : vérifier la faisabilité de son projet par exemple…Mais absolument pas se faire balancer dans l’eau froide ou mordre par un chien de combat. Parce que vous voyez j’ai été une fois au chômage et j’ai demandé à me former et si on m’avait demandé de grimper sur des poutres, de monter à la corde, je n’aurais pas pu faire ma reconversion…

Je n’étais déjà pas très amie avec la télévision et encore moins avec la téléréalités. Certains concepts me font rire parfois mais ils ne ridiculisent que celles et ceux qui s’y soumettent. Aller faire évaluer son établissement, sa robe de mariée, épouser un parfait inconnu, tout cela est futile et sans enjeu. Cela ne remet en rien l’accès aux droits. Infliger des « efforts », faire ramper dans la boue pour avoir une formation financée, je ne comprends même pas que les acteurs de l’accompagnement ne s’insurgent pas.
Si un jour ma fille décroche de l’école, si elle se perd et glande un peu, j’espère que la société dans laquelle nous vivrons ne lui imposera pas cette mascarade.
Et demain, ce sera quoi ? J’ai en stock quelques idées bien dégueulasses de jeux :
– des SDF gagnent une tente ou des nuits d’hôtel selon le résultat de la manche de la journée
– des malades qui jouent aux cartes pour gagner leurs médicaments
– des personnes âgées à la recherche de leur place en Ehpad sous forme de chasse aux trésors
– des sinistrés de catastrophe naturelle qui font un karakoé pour toucher leur prime d’assurance.
Et c’est d’actualité, on pourrait proposer aux salariés de Ford de passer à la télé pour une course en sac…avec comme gain leur prime de licenciement…

Cet article est un peu long, je vous remercie si vous êtes arrivés jusqu’ici !
Le sens de l’effort n’a donc rien à voir avec la force physique et la résistance à l’humiliation. Vous venez de le prouver en allant au bout 🙂

Guide de survie pour parents d’ado de 3ème ou comment survivre à l’orientation….

 » Non, pas conseillère d’orientation, psychologue de l’Education Nationale
– C’est ce que vous avez écrit sur le powerpoint
– Non pas du tout ! »
Quand la réunion d’information sur l’orientation démarre par une dispute entre la proviseur et la conseillère psychologie, tu sais que la séance va être longue et douloureuse…
Quand la psychologue t’explique qu’elle est présente le lundi et le mardi après-midi mais que parfois elle est là le jeudi et pas le lundi. Que c’est très compliqué pour prendre rendez-vous, tu regardes tout le monde pour voir les réactions. Bon, je suis la seule à trouver ce début complètement surréaliste ? Faut dire que le sujet l’est tout autant. Une quarantaine de parents pour environ 140 élèves concernés, un réfectoire froid qui sent la transpiration, un écran trop loin et des diapos trop petites. Même avec mes lunettes, j’ai rien pu lire.
En bref, on va recevoir un papier avant le deuxième conseil de classe, émettre des voeux, attendre le dit-conseil qui fera ses préconisations, recevoir le papier une deuxième fois avant le troisième conseil, re-remplir et attendre le choix du conseil. Si on est d’accord, on reçoit une affectation pour un lycée MAIS il nous restera quelques jours entre le dernier jour du brevet et le début des vacances d’été pour nous rendre sur place faire l’inscription. Le télé-service existe mais est fortement déconseillé. Si on n’est pas d’accord avec le conseil, il existe un appel, une commission sans professeurs.

On peut m’expliquer la réforme ? Parce que oui, en France tout est réforme…le collège aussi, le lycée pareil…Donc à la rentrée une seule classe de seconde générale et technologique avec des options (2 possibles) mais qui ne comptent pas au bac. Dixit le proviseur présent, si l’enfant n’est pas passionné, elles ne servent à rien, à peine 0,05 au bac…
54 heures d’orientation pour permettre en seconde de savoir si on poursuit en 1ère générale OU technologique. Ou ailleurs pour les autres largués du système.
Je vous passe les voies professionnelles et l’apprentissage (pour ceux qui veulent faire du manuel, les autres ceux qui veulent faire travailler leur tête iront vers les études d’ingénieur…C’est la psychologue qui l’a dit). Elle a même expliqué que si on choisit la voie générale c’est ensuite minimum bac +5. Là, merci le proviseur du futur lycée de Chipie qui a expliqué qu’il fallait nuancé…On avait perdu un tiers des ados présents…
Une maman a levé la main, son fils ne savait pas quoi faire et n’avait pas de dons particuliers. Prendre un rendez-vous avec les personnes spécialisées, Madame !
Bon, j’avoue que si c’est avec la professionnelle de l’orientation présente, il sera préférable de se casser la jambe…Je n’aime pas les caricatures mais là, on a atteint le pompom…
Dois-je vous rajouter que ma chipie a préféré snaper avec ses copines qui avaient été exemptées par leurs parents ? Dois-je vous dire que je ne l’ai même pas reprise ? Elle n’a pas baillé ni râlé, c’est déjà ça…
Ah oui j’ai aussi découvert qu’entre la seconde et la première il y aurait des élèves qui changeront de lycée à cause des spécialités. On pourrait les envoyer dès la seconde dans les bons lycées mais ce n’est pas prévu : aucune dérogation. On leur apprend la mobilité, c’est bien…
Ordre à moi même : ne pas laisser trainer les papiers de l’école cette année, répondre de suite pour éviter de devoir aller pleurer chez l’inspecteur académique (nouveau dieu du système)….

J’espère que j’ai été claire ? Vous avez compris ? Une seule seconde générale ET technologique ou une seconde professionnelle ou un CAP. Ah oui quelques secondes spécifiques mais ils m’ont perdu dans les explications, on se demande pourquoi…

Si votre enfant n’est pas un passionné des études, s’il n’est pas autonome, s’il ne sait pas quoi faire, si vous ne comprenez pas tout, vous êtes dans une sacré mouise….

PS : vous cherchez à comprendre le sens de la photo de cet article ? aucun mais l’orientation des ados c’est un peu ça choisir entre le pomme et le gâteau, entre le raisonnable et les passions. On se met une super pression…
PSS : l’important, c’est le bonheur de vos gosses, laissez-les s’éclater dans n’importe quelle étude…80% des personnes ne pratiquent pas le métier pour lequel ils sont formés…




Je ne m’excuse pas d’être moi. Blog

Ben oui, tous ces bilans, ces fêtes obligatoires sous peine de sanction sociale, tout cela m’agace.
Je compose avec Noël parce que les symboles me plaisent et que les lumières dans les yeux des enfants n’ont pas de prix. Mais la farce de la nouvelle année, excusez-moi, j’ai vraiment du mal…
Depuis deux semaines, on voit fleurir les bilans en tout genre. Depuis trois jours, les réseaux sociaux sont envahis de pré-vœux. C’est un nouveau concept. Comme une course à celui qui donnera ses vœux le premier. Un peu comme les décorations de Noël dès le mois d’octobre dans les rayons des supermarchés. Alors on vous balance des bonnes fins d’année….Comme c’est étrange comme concept ! Autant que celui de demander à l’autre ce qu’il souhaite qu’on lui souhaite. Aussi débile que de demander ce qu’on veut comme cadeau d’anniversaire !

Les vœux c’est un souhait qu’on lance avec générosité et intention. Pas une vulgaire liste de courses.
J’agace mes proches parce que je ne joue pas le jeu. Je n’ai aucune résolution non plus, pas la peine de me questionner. Le principe même de ces injonctions c’est que personne ne les suive. Donc pour moi, mes changements et mes décisions ne sont pas dictés par une quelconque date. Ils arrivent lorsque c’est le bon moment pour moi.
Alors on va « passer » la fin d’année. Des gens vont sortir dans la rue célébrer le temps qui s’est écoulé. Croire que les emmerdes et les bonheurs sont derrière eux. Pourquoi pas ! A minuit, la terre entière va hurler sa joie de sauter en 2019.
Une frénésie collective va prendre place. Les gens vont s’embrasser mais très vite vont se ruer sur leur téléphone puisqu’il est devenu le meilleur ami des âmes seules (ou plutôt celles qui ne domptent pas leur solitude). Comme les réseaux seront saturés, ces mêmes gens passeront leur soirée à espérer les vœux de leur carnet d’adresse oubliant même les êtres de chair qui partageront leur nuit.
Moi ce soir, je serai entourée de gens que j’aime et c’est mon principal. Je vais poser mon téléphone dans un coin, enlever les sons des notifications, attendre demain matin pour répondre aux SMS que j’espère moins impersonnels.
Dans quelques jours, on me demandera ce que j’ai « fait » pour ces fêtes et je me surprendrai à rêver d’un jour où l’on remplacera le verbe Faire par le doux ÊTRE.

Alors moi, je vous ne souhaite rien de particulier mais je vous aime !

Fêtes de Noël : Mon paradoxe. Blog

Allez, franchement…Soyez honnête et dites-moi que PARFOIS (ou très souvent) vous avez maudit cette période ?
On peut se l’avouer ici : pas d’enfant qui croient au vieux barbu, pas d’adultes à la guimauve qui se vexeraient…
Moi, je ne me suis jamais cachée du fait que les fêtes de fin d’année m’agacent. J’ai en horreur les listes imposées, les cadeaux qui déplaisent, les trop nombreux repas qui fatiguent. Et pourtant comme la plupart des êtres humains, je suis remplie de paradoxes : j’aime à préparer le sapin le 1 décembre sur fond de chants débiles, j’adore voir les yeux écarquillés des gosses, j’aime les mets délicats qu’on déguste à cette période de l’année.
Je voudrais ne prendre de Noël que les choses douces et bonnes. Je voudrais ne pas voir les magasins qui débordent, les pubs qui nous bassinent dès le mois d’octobre.
Alors je négocie avec moi même…Je rajoute un peu de sens dans les cadeaux, je choisis des produits alimentaires plus en raccord avec mes engagements. Mais reste ce vague à l’âme…Comme une chanson douce qui passe en boucle et pose un sourire mélancolique sur les visages. Peut-être que c’est parce que nous savons tous que nous nous trompons…Noël est une fête religieuse dans un monde sans croyances. Cela peut mettre mal à l’aise la plupart des gens.
Dans mes petites négociations, je prends plaisir à entendre ma chipie préparer encore quelques cadeaux fait maison, je pose de jolies assiettes, je vais être très heureuse d’être entourée des gens qui me sont chers. J’ai cette chance et que l’on soit le 24 décembre ou une autre date de l’année, c’est bien là mon essentiel.
Soyez vous-même amis de paradoxes, osez passer cette fin d’année comme bon vous semble !
Les fins sont toujours étranges, mélanges de nostalgies et d’attentes de demain…
Merci d’être toujours présents, c’est mon plus beau cadeau



Je suis en colère. Blog

Je suis en colère. 
Je pourrais vous parler de la planète, des gilets jaunes, d’Amazon qui se gave pendant que les commerçants agonisent, de la retraite qui est passée à 63 ans ni vu ni connu, du gaz qui augmente lamentablement. Je pourrais vous dire mon incompréhension devant le politique qui joue au parent normatif (c’est de l’analyse transactionnelle…). Et aussi des injustices, des inégalités, de ma taxe d’habitation qui a augmenté. Des gens qui crèvent la faim, de ceux qui meurent dans les immeubles des marchands de sommeil. Des bateaux qui coulent au large de nos côtes et de ces milliers de vies sans prix.
Mais ce matin c’est une colère différente que j’ai envie d’exprimer. J’ouvre mon réseau social et découvre que des lycées poursuivent leur mouvement dans ma ville. Alors opportunisme ? Juste envie de sécher les cours ? Désir de profiter d’un coup de médiatisation ? M’en fiche, je n’ai pas regardé leurs revendications mais ils doivent avoir de bonnes raisons : avenir morose, parents désoeuvrés, Parcoursup inadapté, frais d’université, impossibilité de se loger…Et peut-être que leurs raisons sont mauvaises, m’en fiche.
Ce que j’ai vu ce matin, ce sont des lycéens qui se font gazer en plein Bordeaux. Ce que j’ai vu ce sont des flashballs devant des gamins. J’ai moi-même été très militante durant mes années lycée et fac et JAMAIS je n’ai vécu ce type de riposte…Les flics infiltrés, les RG (renseignements généraux) qui nous appelaient par nos prénoms, les échanges musclés mais jamais physiques. Alors ce matin, que fait-on à notre jeunesse ? Celle là même qu’on dit trop passive ? On la musèle…On lui dit  » Pas question de devenir adulte » on lui dit de fermer sa gueule et de rentrer en classe.

Alors oui je suis en colère car ces jeunes ont le droit et le devoir de construire leur conscience politique. Et pas face à des gazs lacrymo, pas en étant pourchassés dans les rues bordelaises…Mais où va-t’on ???? Certains vont avoir l’âge de voter, j’espère qu’ils utiliseront correctement leur bulletin.

Je refuse qu’on m’oppose le droit de travailler et de circuler : ce matin les gamins bloquaient un pont sur lequel le tram ne pouvait pas passer à cause d’une panne informatique…Je refuse que ma fille soit en danger lorsqu’elle ira manifester son désaccord avec les politiques, je refuse que les voix ne puissent plus s’élever dans la rue, espace publique par excellence.  
Alors je suis en colère.

Bienvenue Novembre ! Blog.

On rallume les poêles, on prévoit les diners raclette, les dimanches s’étirent entre table, canapé et autres tranquilleries (mot non référencé dans le dico que j’adore). C’est Novembre chez nous qui pointe le bout de son pif.
Novembre pour moi c’est spécial…C’est le mois des anniversaires ! Celui de Monsieur, celui de Chipie, celui de mon père et le mien. Je ne suis pas une personne attachée aux dates et autres manifestations mais cette année, Novembre aura une teinte spéciale.

Ma chipie fête ses 14 ans. Oui, vous ne rêvez pas QUATORZE !!!!

Pour moi, c’est l’âge des premières découvertes, c’est l’âge des bisous ou autres penchants affectifs, c’est le début de l’adolescence, la vraie, celle qui coupe définitivement le cordon, c’est l’âge sublime où on peut soit décider de détester son corps ou l’aimer. C’est l’âge où on commence à comprendre son pouvoir, c’est l’âge des meilleures amies, des chuchotis, des rires idiots, des conversations à demi-mots, des langues qu’on s’invente, des livres et des premières prises de position « politiques ». C’est l’âge des possibles.
Si vous connaissez Chipie, vous savez que de ce côté là, on est servi ! Mlle la prunelle de mes yeux est  pressée de faire de la philo, fait des choix de nourriture plus responsables,  refuse de mettre les pieds dans zoos et aquariums, manie l’humour et possède un sens de la répartie, a écrit une rédaction bluffante récemment, s’épanouit sur les planches des théâtre et monte toujours à cheval.
Je trouve fabuleux de voir un enfant devenir « grand » ! C’est génial de lui dire que tout est possible ! Et je garde aussi à l’esprit combien c’est difficile d’avoir cet âge-là…Vaciller entre l’enfant et la femme, assumer ses choix, regarder avec amour ce que l’on devient…

Alors entre les soupes au potiron, les premiers froids, Novembre va passer…

PS : Toujours ravie de mon nouveau job, j’ai fini mon dernier manuscrit qui est parti rencontrer quelques éditeurs choisis. Je commence à rêver  au suivant….images-1