Les chutes.Poésie

Pas s’approcher du bord, surtout ne pas regarder en bas
On m’avait dit de m’éloigner du fracas et des risques
Falaises tentatrices, sentiers à peine battus
Mes ombres m’ont précédée et j’ai volé

En premier frimas, un terrible vacillement
Une onde des chocs, combat de géants
Le regard perdu au delà des convenances
Largués mes forces et points d’appui

Tout au bout de la montagne, là
Attirance de pôles, bascules
S’élancer à bout de bras, embraser les roches
Tout cacher, enfouir les avalanches

L’équilibre était à présent rompu
Quitter les terres du juste milieu
S’enflammer, consumer, choir
A mes deux genoux, pleurer les agitations

Mon corps ondoyait, loin de tout
Sans apesanteur, se saisir de l’avalanche
Mordre les vibrations en riant
Sans fin, lécher les vertiges

Ames oscillantes, fausses amies
Croyances en file indienne, échouées
Tanguer entre les morts
Soi trébuchant, toi complice

@LaurenceMarino2019

Peinture Van Gogh

Van Gogh

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s