18. Série Mes petits secrets

Le tout premier…

Le non-secret c’est que j’aime les tatouages. J’en suis même addict depuis quelques années. C’est pas vraiment un secret sauf pour ceux qui me rencontrent en plein hiver ! Parfois on me demande d’où vient cette tardive passion et je n’ai pas vraiment de réponse. Vous savez c’est comme quand on aime, on n’est pas forcément capable de dire pourquoi.

Alors aujourd’hui, on trouve plusieurs tatouages sur mon corps, parsemés comme des constellations. Ces comètes attendent toujours leur petit frère ou petite sœur à naitre…Plusieurs naissances sont prévues je ne vous fais pas de dessin !

Mais avant les toutes premières étoiles, il me faut bien avouer que mon histoire avec l’encre a commencé bien plus tôt.

Rapide bond dans le passé…J’ai quatorze ans (mon Dieu ma chipie a treize ans aujourd’hui…) et je suis amoureuse. C’est ma toute première histoire et l’évidence de devoir marquer cela. J’écris déjà des journaux intimes et poèmes mais ce ne devait pas être suffisant. Le nec le plus ultra est le tatouage, celui des rebelles, celui qu’on faut seul parce que c’est plus cool. Alors commence le bal du compas et de l’encre de chine. Ames sensibles et estomac fragiles, sautez quelques lignes…

Je fais cela cachée dans ma chambre et lors des cours lorsque je m’ennuis. Plusieurs jours d’affilée, je vais enfoncer l’aiguille et mélanger mon sang avec l’encre de chine. Je vous passe les croûtes et les pansements sauvages. J’ai essayé plusieurs méthodes, mettre l’encre sur la plaie, attendre que cela sèche et passer le noir dessus. Chaque geste enfonçait l’encre dans le derme. Pas question de révéler cela à mon père qui m’aurait certainement punie jusqu’à la fin de mon adolescence. Petit à petit une initiale a pris sa place.

Durant quelques mois j’ai porté des manches longues (même à la plage).
Les années qui ont suivies, les plus attentifs me posaient des questions sur cette marque.

Aujourd’hui, la lettre s’est gentiment effacée, elle se mélange à mes grains de beauté. Il en reste quelques pigments comme une trace de cette année de troisième.
Unknown

 

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2 réflexions sur “18. Série Mes petits secrets

  1. Soriano dit :

    J’admirais celui de mon père sur son epaule gauche. Il avait traversé les guerres et les camps… L’avait peut être sauvé des SS (c’était une tête de mort il était Anarchiste)
    Mais c’était un sujet tabou qu’il valait mieux oublier. Il le considérait comme une erreur de jeunesse.
    Nous ne porterions jamais de tatouage… Sauf que beaucoup d’années plus tard, enfin adulte,(j’ai mis du temps) j’ai commencé comme un pieds de nez à ce passé à me faire tatouer. Et j’aime çà. Alors je te comprends
    À chacun de gérer sa propre vie, les parents pensent nous protéger et bien souvent ils nous étouffent. Je suis père et j’ai l’impression d’avoir fait pareil.

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